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02 novembre 2011

Commentaires

Alice

Comme ça à chaud moi je dirais que repérer (à défaut de la détruire) la rhétorique de ses opposants est une étape qui éclaire l'analyse que l'on peut faire et peut s'avérer indispensable.

Elle n'est par contre jamais suffisante, et pour ne pas rester le nez collé dans les mots il faut toujours en revenir aux choses qu'ils désignent (les vraies alternatives ou le coût du travail dans tes exemples).

Cela correspond à un travail de mesure de leur subjectivité : par exemple pour le coût du travail parler uniquement de charges sociales favorise un raccourci vers l'idée que c'est un coût injustifié et par conséquent trop élevé qu'il faut réduire. Parler de sécurité sociale rappelle que ce coût-là est lié à une volonté d'assurer une certaine qualité de vie.

Dans les deux cas se cache un regard qui n'est pas neutre. Comprendre la rhétorique des discours aide à mesurer cette subjectivité pour pouvoir choisir en meilleure connaissance de cause celui auquel on adhère.

Rechercher les discours les moins chargés de subjectivité (et préférer le mot salaire à charges ou sécurité sociales) me paraît une démarche plutôt saine voire facilitatrice de démocratie... Tant qu'elle est menée sincèrement.

aymeric

Bien sûr que pointer la subjectivité de tel ou tel discours a sa place dans le travail politique. Après tout, "je n’aurai pas le toupet de prétendre que les éléments de langage ne sont pas là pour habiller les faits des atours les plus chers à son cœur." (Oui, je suis le genre de type qui se cite lui-même...)
Mais de manière accessoire selon moi.
D'une part parce que quoiqu'ait l'air d'en penser Mordillat, la vulgate néolibérale n'a pas colonisé l'ensemble de l'espace médiatique. Les mots "salaire" ou "sécurité sociale" me semblent par exemple encore largement en usage.
D'autre part parce qu'on devrait moins se préoccuper d'attaquer le discours de l'autre (dans une démarche de stricte opposition, circulaire et stérile) que de tenter de dégager des... alternatives.

Enfin, idéalement...
En gros , je ne pense pas qu'on soit en désaccord profond mais là où tu sembles d'abord voir la légitimité de la démarche, ce sont les piteuses utilisations (nier paresseusement toute pertinence aux arguments adverses) qui me sautent aux yeux.
(Bienvenue ici, ceci-dit. Je suis ravi et flatté que que tu fréquentes ces lieux.)

verel

Tu aurai pu dire en fin spécialiste de la chose, que les charges sociales n'ont pas remplacé le salaire, celui ci comportant une partie nette versée au salarié et une partie différée versée à la Sécu) les fameuses charges sociales dont le montant est presque égal au salaire net, ce qui pousse certains patrons (surtout les petits) à voir rouge (enfin rouge, je me comprends...)

Sinon, cela me rappelle un client filiale d'un groupe US où j'allais pour étudier une question de temps de travail dans le cadre d'une augmentation du temps d'ouverture et de la création d"'une cinquième équipe

En regardant les coûts, l'expression "le people" revenait souvent
En fait elle désignait les charges de personnel (la masse salariale), qu'on retrouvait sous le vocable "people" dans les outils de gestion évidemment exprimés en anglais!

aymeric

C'est vrai.
Si je n'ai pas pensé à le dire c'est peut-être que je n'ai plus, depuis quelques années maintenant, le titre professionnel pour me prétendre "fin spécialiste de la chose".

cdc

Le référendum est d'un usage très délicat, on l'appellera facilement démago ou plébiscite (dans le mauvais sens du terme, évidemment), ou alors instrument essentiel de la démocratie. En ce qui concerne la Grèce, c'est terminé - sans doute une ultime pirouette de Papandreou - mais on verra renaître la formule, ou les exigences pour, dans un proche avenir. Pourtant, la grande majorité des référendums passés (dans les pays où la tradition référendaire n'est pas établie) ont bien montré que la question avait bien peu à voir avec la réponse, et que de toute façon la question avait encore moins à voir avec la situation réelle. Le cas de la Belgique était assez éclairant, ,il y a quelques mois, alors que de nombreuses voix réclamaient un référendum. Certes, mais quelle question poser ? et à qui ?
Par contre, autant les OWS me semblent des lunatiques sans intérêt, autant le projet G1000 peut avoir certains côtés intéressants ; mais encore est-il nécessaire de ne pas se contenter d'une formule comme la "dictature des élections" sans préciser sa véritable signification.
Quant à la novlangue, elle est décidément d'un usage généralisé, tant à gauche qu'à droite. Ressources Humaines pour "personnel" est une invention géniale.

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