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31 mai 2006

Commentaires

Thomas

Très intéressant ce billet mon cher Aymeric !
Deux le même jour, je suis impressionné.
Comme quoi à force de tout remettre au lendemain, on finit un jour par se mettre au travail ;)
Etant moi-même un peu bourgeois (accessoirement vivant dans le cinquième arrondissement de Paris), je vais me laisser aller à parasiter la rubrique "le conseil du bourgeois"
Pour en rester sur le sujet ici abordé, je ne saurais trop conseiller à tous ceux qui ont abordé la théorie du langage d'un point de vue exclusivement linguistique, ou à tout le moins de manière prépondérante de ce point de vue, de lire de toute urgence L'homme de vérité de Jean-Pierre Changeux, éminent spécialiste du cerveau.
L'acquisition du langage et les différents troubles qui s'y rapportent y sont traités du point de vue du cerveau, si toutefois il m'est permis de m'exprimer ainsi.
Ce livre a été pour moi une révélation, d'une part parce qu'il m'a permis de me remémorer des cours de biologie (anatomie et biologie du développement) depuis longtemps oubliés, et d'autre part en ce sens qu'il m'a ouvert de nouveaux horizons : j'ai ainsi été capable de comprendre du premier coup ce billet, qui il y a quelques semaines me serait sans doute paru totalement impénétrable avant la troisième lecture (nonobstant l'effort méritoire de pédagogie et de clarté du maître des lieux.)
Pour compléter cette excellente lecture, je vais donc de ce pas me plonger dans la lecture de Jean Gagnepain.
Je compte sur toi, Aymeric (souffrez, cher ami, que je vous tutoie et vous appelle Aymeric), pour me conseiller l'ouvrage qui sera le mieux à même de me faire entrer dans le monde merveilleux de la linguistique.
Quant à toi, cher lecteur qui es arrivé jusqu'ici, si le sujet t'intéresse, je t'exhorte à nouveau à te plonger dans la lecture de l'ouvrage susnommé, dans lequel tu apprendras (le cas échéant) ce qu'est l'attrition syllabique.

aymeric

Le mieux, à mon avis, c'est de commencer par le livre que je cite, les "Leçons d’introduction à la théorie de la médiation" de Jean Gagnepain. L'ouvrage contient d'ailleurs quelques piques à l'endroit de Jean-Pierre Changeux (conflits de méthodes et de pré carré sans doute aussi).
Sinon, pour un tour d’horizons des théories linguistiques il y a le "linguistique" d’Olivier Soutet aux PUF.

le passant

Allez, je vais jouer les ayatollahs....
Il est important de saisir que le phonème n'est justement pas du son et le sème justement pas du sens. C'est je crois ce qui fonde la linguistique structurale. Phonologiquement, le [s] français reste un [s], même si à la manière du "th" anglais je prononce une dentale plutôt qu'une alvéolaire (alvéolaire :le point d'articulation est sur le bourrelet interne derrière les dents et dental : le point d'articulation est contre les dents). Par contre si je recule mon point d'articulation vers l'arrière, ce passage de l'alvéolaire au post alvéolaire devient pertinent car un "sou" n'est pas un "chou". En anglais par contre, le passage de l'alvéolaire au dental est pertinent car I "think" n'est pas I "sink". Mais il faut voir que ce qui est important là-dedans, c'est le seuil. Quelqu'un qui "chochotera" par exemple ne perdra pas pour autant cette capacité à faire du seuil entre le "ch" et le "s" mais il opposera ses points d'articulations différemment. La phonétique n'est pas de la phonologie, elle énumère les paramètres de la prononciation mais il est important de comprendre que ce qui fait humainement le langage, c'est justement que l'homme analyse sa prononciation par le critère de pertinence.
Sémiologiquement, c'est pareil. Le sème n'est pas du sens. Une "partie" reste une "partie" qu'elle soit "de football" ou "d'un exposé". C'est ce qui nous permet d'ailleurs de parler car si "le mot" était une étiquette de "la chose" , il faudrait changer de mot lorsque la chose varie . Après tout perceptivement, il n'y a pas grand rapport entre le caniche nain, et le dogue allemand. Cette capacité qu'on a de décoller le mot de la perception nous permet de classer des phénomènes et de les reclasser selon les liens qu'on fait entre eux et de faire par exemple de l'étoile du berger une planète. La sémantique n'est donc pas de la sémiologie. Ce qui fait l'humain, c'est qu'il analyse sa représentation à travers des "mots" qui en eux-même sont a-sémantique (c'est à dire qu'ils n'ont pas de sens)

Cordialement (et merci pour la pub au bas de ton article sur la cfdt, ça a apparemment boosté mon nombre de lecteurs...comme quoi)

aymeric

Le Passant,

J'ai dit que le langage était affaire "grossièrement" de son et de sens.
Je préfère partir des choses les plus simples pour ensuite préciser (et tu y participes), quitte à revenir sur ce que j'ai dit pour le nuancer ou le contredire.
J'ai l'intention d'y aller très progressivement pour ne pas donner l'impression d'imposer un savoir mais de façon à ce que celui ci se découvre petit à petit.
P.S. : de rien pour le lien. Un blog ressuscité, ça se signale.

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