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31 mai 2007

Commentaires

Thomas

Le préjugé à l'égard de statistiques "ethniques" s'explique en France par l'histoire et empêche de voir en quoi les immigrants de première, deuxième, troisième génération peuvent subir une certaine discrimination (ceci concernant essentiellement les français d'origine africaine - Maghreb essentiellement, mais Afrique noire aussi) dans leur vie de tous les jours (logement, emploi...).
Une appréciation aussi exacte que possible de ce phénomène permettrait de remédier à ces problèmes, malheureusement les esprits ne sont pas encore prêts (ce qu'on peut aisément comprendre étant donné ce qui s'est passé en France entre 1940 et 1945.)
Pourtant des études comme celles de Roland Fryer (excellente au demeurant, et l'article est passionnant) mettent le doigt sur un vrai problème, auquel une société se doit d'apporter une réponse si elle souhaite que les mots inscrits au fronton de ses mairies aient un sens pour l'ensemble de la population, et non pas uniquement pour ceux qui comme moi ont eu la chance de naître français, avec un faciès et un nom pas trop maghrébins.

A la décharge de la CNIL et de tous ceux qui crient dès qu'on parle de statistiques "ethniques", les affaires du type de celles d'Asnières-sur-Seine ne peuvent qu'aller dans le sens d'une restriction de ce type de "fichage".
Même si dans d'autres cas, le but de tels fichiers semble être d'éviter une ghettoïsation de certains quartiers.

Le problème est complexe, et la politique de l'autruche à mon sens ne peut que favoriser les maux contre lesquels on souhaite lutter. Bonnes intentions, mauvais effets...

le passant

Il faut aussi compter avec l'utopie universaliste liée à la révolution française. L'appartenance communautaire (qu'elle soit religieuse, sexuelle ou "ethnique") est dans l'imaginaire républicain quelque chose qui est renvoyé à la sphère privée. Toute tentative de mettre cette appartenance sur le terrain public est peu ou prou considérer à gauche comme la porte ouvete au communautarisme. Il y a depuis quelques années des mouvements communautaristes qui se réclament du progressisme et ce n'est pas un hasard si ces derneirs (voir le cran) n'hésitent pas à commanditer des statistiques explicitement ethnicistes. Je ne cacherai pas qu'en tant que breton ;-), je ne suis pas insensible à cette problématique. Le pseudo-universalisme républicain a quand même été un formidable outil pour éradiquer toute autre appartenance communautaire que la communauté dominante (blanche, bourgeoise, francilienne).

le passant

Désolé. J'avais lu l'article un peu vite et focalisé sur la phrase :"ce genre de pratiques vient réveiller les tristes souvenirs vichyssois ou coloniaux." en zappant celle qui précédait: "une telle permission parait incompatible avec l’idée universaliste que la République se fait d’elle-même". Donc je ne fais qu'enfoncer une porte déjà ouverte par notre hôte. Ca m'apprendra...

jean

si les pleureurs en tous genre faisaient quelques retours en
arrière, ils découvriraient qu'ils ne sont pas plus malheureux que cela
Cordialement

aymeric

Thomas, le Passant, c'est un plaisir de vous avoir comme commentateurs/contributeurs.
Jean, par contre, j'avoue que votre intervention m’agace un rien.
Que voulez-vous dire ?
Que les discriminations (au logement, à l'embauche,...) n'existent pas et que s’en plaindre est, forcément, illégitime ?

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