• Origine et destinées
  • Un_ennemi_du_peuple
  • Part des CSP dans la population active
  • Stax at home
  • Plan 9 from jouy en josas
  • Jdcjdr
  • Sur la ligne de départ
  • Say cheese
  • Dés
  • Chinerussie

« josé bové m'énerve | Accueil | le conseil du bourgeois »

09 novembre 2006

Commentaires

Clic

Il y a une certaine cohérence dans vos propos: vous vous y révélez social démocrate... en tout cas si on suit Masson qui avait différencié les modèles de solidarité famille-Etat en trois: les libéraux pour lesquels l'Etat doit avant redistribuer aux plus jeunes (les inégalités naturelles ayant été réduites, le saint Marché produit des inégalités juste) les conservateurs pour lesquels l'Etat doit d'abord redistribuer envers les personnes âgées (qui pourront grâce à cela aider leurs enfants et petit enfant: cette fois l'Etat n'a plus pour objectif de soutenir le marché, mais la vitalité des relations familiales) et les socio-démocrates pour lesquels ni la Famille ni le Marché ne justifient les inégalités. Ceci dit, Masson considère (depuis longtemps) que la solidarité nationale en France est d'abord tournée vers les personnes âgées: ça n'est pas une raison pour tomber dans une politique excessive dans l'autre sens, mais il faudrait quand même rééquilibrer un peu tout ça...

Thomas

C'est bien les couleurs douces mais là pour le coup je trouve que ça manque un peu de contrastes.
Ca en devient par moments (surtout en fin de journée) un peu difficile à lire.

Mais très intéressant néanmoins.
Sur l'enfance, l'éducation et l'influence qu'a cette dernière sur la progression sociale, la stagnation ou la "déchéance" des enfants par rapport à la situation de leurs parents, j'ai lu dernièrement un article (impossible de me rappeler où... dans Le Monde peut-être) dans lequel l'auteur disait que les enfants d'ouvriers en tête de classe en CP avaient peu de chance d'être à la même position au collège ou au lycée. Qu'un enfant "de pauvre" (pour schématiser) ayant des difficultés scolaires en primaire avait plus de chances s'enfoncer que de remonter, contrairement aux enfants issus de milieux plus favorisés (intellectuellement ou financièrement).
En gros, si les parents sont riches ou d'un niveau intellectuel supérieur (l'un et l'autre n'étant pas nécessairement liés), les enfants progressent ; dans le cas contraire, ils s'enfoncent, qu'ils soient naturellement brillants ou pas.
C'est de mon point de vue à ce niveau précis que l'Education Nationale (en tant qu'institution) a échoué, malgré tous les dispositifs correctifs ou présentés comme tels qui ont pu être mis en place.
Les ZEP par exemple : bonne idée au départ, mais au final, ça ressemble un peu à un cautère sur une jambe de bois.
L'égalité, ce n'est pas l'égalitarisme, genre : mélangeons les gosses de riches et les gosses de pauvre, ça profitera aux deux. C'est peut-être vrai mais jusqu'à un certain point.
Au-delà de ce point, il faut permettre à tous d'avoir les mêmes chances, et pour ça il faut donner plus à ceux qui ont moins. Beaucoup plus.
(Tiens, voilà que je me mets à faire du Sarkozy. Quelle horreur !)

le passant

Les ZEP sont justement du "donner plus " à ceux qui en ont le plus besoin. Et effectivement, ça a ses limites. Mettre ensemble des gamins qui ont des problèmes, même en arrosant uniquement de fric, c'est pas forcément ce qui marche le mieux. Il semble que le principe des classes hétérogènes marche mieux. C'est du moins ce que disent les militants pédagogiques du genre feinet ou classes coopératives. Mais ça demande alors une révolution copernicienne de la part des enseignants, une pédagogie vraiment différenciée et un militantisme qu'il est difficile de demander à l'ensemble d'une profession. Sur les enfants de pauvre en tête de classe au CP et qui plongent au collège. ca demanderait à être affiné. Quelle cause au plongeon ? Il est évident qu'au collège, l'environnement du quartier pèse plus qu'au CP, ça peut être une explication au plongeon. De même, il y a un fossé culturel entre les instit' du primaire et les prof' du collège. Au collège, c'est souvent "programme-programme" et marche ou crève alors qu'au primaire, le gamin est nettement plus valorisé.

aymeric

Pas d'humeur chipoteuse pour un sou, je ne vois pas grand chose à contester dans vos commentaires.
Mais vous n'y avez pas vraiment mis du vôtre non plus !

le passant

Et pourtant, après avoir un peu surfé suite à la vidéo de ségolène, je peux te dire que l'éducation est un sujet sur lequel ça s'empaille dur...enfin surtout chez les enseignants et autres éducateurs.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.